Tee im Harem des Archimedes. Roman.
- 230 Seiten
- 9 Lesestunden






Harki - bk1407; Beck & Glückler Verlag; Mehdi Charef; Paperback; 1991
Une cité H.L.M. Sur les murs: graffitis, slogans, appels de détresse, dessins obscènes. Madjid vit là. Il est fils d'immigrés, paumé entre deux cultures, deux langues, deux couleurs de peau, et s'invente ses propres racines, ses attaches. Il attend. Sans trop y penser à cause de l'angoisse, insupportable. La peur règne. La violence. L'amour aussi. Pour la mère Malika, les frères et sœurs, le père - un petit vieux tombé d'un toit et qui a perdu la raison. Pour les copains et l'ami Pat, celui des bons et des mauvais coups, de la drague et de la drogue. La tendresse, l'amitié, quelques rires : ce sont les seules lueurs dans une existence vouée à l'échec. «Ça chante pas le béton, ça hurle au désespoir comme les loups dans la forêt, les pattes dans la neige, et qui n'ont même plus la force de creuser un trou pour y mourir.»
Dans les années 60, cinq jeunes adolescents se retrouvent en marge du système scolaire. Ils sont mis en classe de rattrapage chez M. Raffin, institutreur lui-même déchu de la hiérarchie de l'Éducation nationale, malade et plus ou moins alcoolique, qui tente en vain de les faire parler.À la mort de M. Raffin, les enfants sont envoyés en province chez une institutrice psychothérapeute, Alexina. Grâce à l'écoute patiente d'Alexina, leur situation va petit à petit s'améliorer. Non sans difficultés, avec des larmes et des cris de révolte, chacun va pouvoir dire son histoire personnelle : Abou, par exemple, fils d'ouvrier immigré récemment arrivé en France qui, pour traverser le bidonville de Nanterre, met des sacs en plastique sur ses souliers pour ne pas les abîmer. Abou qui se réveille chaque matin le ventre noué, hanté par les souvenirs des horreurs de la guerre d'Algérie dont il fut le témoin quand il avait quatre ans.
De wet van Archi Ahmed is de debuutroman van Mehdi, Charef, die in 1951 in de kleine stad Maghnia in Algerije werd geboren. In het begin van de jaren zestig emigreerde zijn vader naar Frankrijk, waar hij werk vond als grondarbeider. Zodra het kon, liet hij zijn gezin overkomen. In radde dialogen en een flitsende stijl roept Mehdi Charef een wereld op van onrecht, waaruit duidelijk een ontsporing van onze westerse democratie valt af te leiden.