Kniha Jacquese Vergése Krvelačné bestie se stala ihned po svém prvním vydání v roce 1992 francouzským bestsellerem. Po jejím přeložení do mnoha světových jazyků i jednou z nejčastějších publikací ve světě, o čemž svědčilo její umístění na předních místech čtenářských anket a žebříčků úspešnosti. Forma literatury faktu, vycházející ze skutečných ověřených událostí je obohacena i částečným popisem historického prostředí, ve kterém se děj promítá a především pokusem o odhalení nitra člověka-zločince. Pokud čtenář očekává popis protagonistů, kteří od svého zrození jsou šílení nebo zrůdní, pak bude překvapen galerií portrétů lidí šarmantních, inteligentních a dokonce i ctilivých. Albert de Salvo, Ted Bundy nebo Peter Kürten nenapadají své oběti jako vzeklí psi, jednají promyšleně, hrají si nebo svádějí, aby mohli hru vygradovat až ke krvavému konci. Dílo nemá v úmyslu děsit čtenáře, chce jej přivést k zamyšlení. Hledá odpověď na otázku: Kde se bere v těchto osobnostech touha nebo nutnost své oběti týrat, mučit, škrtit, násilnit či jinak bestiálně vraždit, když na druhé straně jsou schopni naslouchat poezii či zpěvu ptáků, hrát na klavír, mít smysl pro krásu a žbožňovat své manželky a děti?
Jacques Vergès Bücher







French
Crimes contre l'humanité
- 276 Seiten
- 10 Lesestunden
Dans son Journal 2005, Jacques Vergès nous entraîne de procès célèbres en rencontres, voyages, retrouvailles et conférences débats toujours passionnantes. Passé maître dans l'art d'arracher leurs masques aux personnalités les plus respectables, le pénaliste bretteur fait, jour après jour, le procès des bonnes intentions. Et dresse la liste des multirécidivistes de l'Histoire qui alimente l'injustice permanente des plus forts et des opportunistes: les juges qui se pensent au-dessus de tout soupçon et condamnent des cibles toutes trouvées au nom d'impensables compromis politiques ou financiers, les démocrates autoproclamés sans peur ni reproche, que leur victoire passée contre les totalitarismes d'antan a installés à jamais dans l'impunité pour les mêmes crimes, ou encore les droits-de-l'hommistes bien au chaud dans leurs bottes de nouveaux croisés, auxquels le droit d'ingérence confie le Saint-Graal du néo-colonialisme. Aux bonnes intentions, les procès truqués, puisque le spectre de Nuremberg plane toujours sur ceux de Saddam Hussein ou de Slobodan Milogevic. La stratégie n'a pas changé : sacrifier un "monstre" que rien ne départage, au profit d'un partage du monde... plus monstrueux encore mais occulté. Pour connaître toute la vérité sur le monstre, il faudrait donc un vrai procès, lieu de la véritable métamorphose du monde. Il faudrait rééditer l'exploit du collectif des avocats du FLN qui réussit à transformer un simulacre de procès en reconnaissance politique, clé de l'indépendance algérienne en 1962... Tâche plutôt ardue à l'heure où des " terroristes " non jugés disparaissent dans des zones de non-droit absolu. A l'heure de Guantanamo. Le journal d'un idéal de justice qui s'écrit sous le regard scrutateur et incisif d'un avocat toujours libre de sa pensée, comme en témoignent ces pages au grand style.
Que mes guerres étaient belles!
- 193 Seiten
- 7 Lesestunden
Jacques Vergès, l'avocat de Klaus Barbie et de Khieu Samphan entre autres, nous fait entrer dans les minutes des grands procès historiques. Ainsi lors de la première manifestation d'une justice internationale à Nuremberg, en 1945 qui rhabille la culpabilité aux couleurs de la guerre froide. À cet égard, un dialogue imaginaire, entre Staline et Hitler, revient sur la véritable raison du pacte des Alliés avec l'URSS. Puisque c'est l'agression nazie qui aurait réveillé l'espoir de libération des colonies, en affaiblissant l'Europe. Le procès des activistes du FLN, en 1957, devient alors une tribune pour l'indépendance algérienne. Mais dès 1954, la chute de Diên Bien Phu a consommé cette fin de règne de l'Occident à part entière... Déjà annoncée au procès de Louis XVI. Qu'instruit le révolutionnaire Saint-Just, au tournant de l'histoire moderne. Pour Jacques Vergès, c'est l'occasion de revenir sur les causes extrêmes pour lesquelles il n'a cessé de plaider. Et de ressusciter le visage des disparus, confrères et compagnons, tombés à ses côtés en rendant hommage à la grandeur de leur humanisme.
De novembre 2003 à novembre 2004, Jacques Vergès a tenu son journal. Loin d'être essoufflé par une vie médiatique si remplie, il nous donne à lire autre chose que l'écume de la renommée : de ses multiples rencontres avec des gens connus et inconnus, il tire des portraits d'une manière fine et tranquille - tendresse pour l'un, sévérité pour l'autre. Le lecteur découvrira un Jacques Vergès tendre, nostalgique et humain. Sans afféterie ni narcissisme, il raconte la vie comme elle va. Mais quelle vie ! Celle d'un homme au cœur de toutes les problématiques de l'époque, qui jubile de la rumeur du monde, qui s'intéresse à tout, qui est interrogé sur tout et qui dialogue avec la terre entière.
Malheur aux pauvres
- 201 Seiten
- 8 Lesestunden
Si, parmi les mots-clés offerts par la chancellerie dans Le Petit Guide pratique de la Justice, ne figurent ni le mot " vérité " ni le mot " erreur ", c'est que l'institution est persuadée qu'elle ne se trompe jamais. Quand la Cour de cassation a confirmé la décision d'une cour d'appel, cette décision doit être considérée comme l'expression de la vérité, même si elle la contredit. On peut aujourd'hui plaisanter sur l'infaillibilité des papes : plaisanter sur celle des juges expose à des sanctions. En raison de la qualité des victimes, de pauvres filles handicapées confiées à l'assistance publique, le corps judiciaire dans son ensemble restera sourd et aveugle pendant deux décennies aux meurtres perpétrés par Emile Louis. La machine judiciaire s'emballe quand il s'agit de condamner à mort et d'exécuter en quelques mois un représentant de commerce de 22 ans nommé Ranucci et elle se paralyse au point d'utiliser ses propres rouages pour sauver de la punition qu'il méritait un riche Japonais coupable d'avoir découpé et mangé une étudiante hollandaise. La comparaison d'ADN est utilisée 3 700 fois par un juge déterminé dans l'affaire de Caroline Dickinson ; le même outil, sûr et efficace, est écarté par la Cour de révision dans l'affaire Omar Raddad au prétexte que trop de personnes ont côtoyé les pièces à conviction pendant l'enquête... L'argument frôle la mauvaise foi. Après le Dictionnaire amoureux de la justice et Crimes d Etat, voici Malheur aux pauvres, ouvrage dans lequel Jacques Vergès, en orfèvre du droit, nous montre la difficulté qu'ont les hommes à rendre une justice équitable.



