Ce siècle qui nous a changé la tête
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Magique ? Indispensable ? Pervers ? Bienfaisant ? Destructeur ? Comment penser l'argent aujourd'hui ?
Omniprésent dans nos vies, l'argent fait l'objet de toutes les critiques et de toutes les envies: Comment en avoir plus ? Pourquoi est-il mal utilisé ? Pourquoi est-il mal réparti ? Il est source d'inégalités, de frustrations et de violences. Pourtant, aucune société, aucun individu ne peut vivre sans argent. Il y a là, pour tous les acteurs de la société, nécessité à réfléchir. La question du lien entre économie et politique s'avère être une question brûlante. Qui dirige ? Et quoi? Les décisions des entreprises, souvent dépendantes de celles des marchés financiers, sont-elles favorables à l'homme? Comment les médias, les associations, les organisations non gouvernementales peuvent-ils agir face aux questions de corruption, de financement, de surendettement...? Les chrétiens, ayant souvent hésité entre déni et critique, pragmatisme et exigence dans les choix de vie, peuvent-ils encore faire l'économie d'un nouveau discernement face à ces réalités modernes? Enfin, comment l'individu peut-il interroger son comportement personnel et sa responsabilité face à l'argent? A l'issue de leurs débats, les Semaines sociales de France affirment qu'il est temps de définir et de mettre en place un "savoir vivre" avec l'argent qui allierait économie et justice, efficacité et solidarité.
Un grand débat se développe en France depuis le début du nouveau siècle: sommes-nous sur le déclin ? À la différence des autres, ce livre tente de répondre à la question en prenant du recul. Il retrace l'évolution du poids de la France en termes de population, d'économie, d'influence politique et culturelle. Comparée à son passé et aux autres pays proches, la France a beaucoup changé. Elle ne s'est pas pour autant effacée, tant s'en faut, ni ne semble prête à le faire. Certes, l'âge lui pèse et la mondialisation l'inquiète, ce que traduit la montée en puissance des partis extrêmes. Mais la fécondité résiste mieux en France que chez ses voisins et la compétitivité du pays s'est améliorée depuis vingt ans, ce qu'on oublie trop souvent. Enfin, dans l'invention de l'Europe comme dans les conflits récents et les relations avec les États-Unis, elle a joué un rôle de premier plan. Il n'y a aucune raison pour crier à la catastrophe programmée, comme le font tant de Cassandre professionnelles. La France qui doute mérite bien ce plaidoyer en sa faveur.