Quinze rounds
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" Je suis arrivé devant l'hôpital posé à quai comme un cargo la nuit. Ses lumières immobiles sous la pluie. Planté là sous le néon, dégoulinant de l'averse. Le vent frissonne sur les flaques. Quelqu'un marche vite. Un taxi ferme sa lumière. J'y suis. J'ai demandé au toubib, perdu au milieu des perfus, des chariots, des solitaires sans un son, et puis d'autres qui en ont marre. On sait plus si c'est de la vie. J'ai demandé au toubib s'il me gardait cette nuit. Il a dit oui. "
" Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier [..]Écrire. Les torrents, les bateaux au bout du monde, les fleuves, les grandes marées, les prémonitions, les ombres, la discutation humaine, le palabre. L'envie de se raconter l'autre. L'ultime conviction du désir. " De l'Iceland à Cuba en passant par l'Asie et surtout l'Afrique, continent qu'il aime plus que tout, Richard Bohringer conte son désir de la vie, son désir d'écriture. Désirs qui, seuls, peuvent le sauver de la mélancolie, des regrets et de la tristesse du temps qui passe. Son phrasé poétique, presque une chanson, retrace ses impressions de voyage, ses souffrances, ses souvenirs et sa passion pour la vie. L'ultime conviction du désir est un récit bouleversant.
135pages. in8. cartonné jaquette.
C'est beau une ville la nuit n'est pas à proprement parler un roman autobiographique, ni une simple biographie d'acteur, mais bien plutôt l'écriture d'une errance et d'une quête. " Une balade, l'œil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit de la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances. " Ce livre est un fragment d'itinéraire de l'homme Bohringer avant même que les écrans renvoient cette image d'une " gueule de cinéma et que celle-ci s'impose par la forte présence d'un comédien dont les valeurs personnelles ne se réduisent pas à sa profession et au narcissisme qu'elle entretient. Ouvert aux autres et amoureux de l'amitié, Richard Bohringer, grand lecteur de Cendrars, de Kerouac ou de London, sait donc que la raison même de l'écrivain est de mythifier la réalité de la vie, de dire vrai même dans l'imaginaire puisque la " réalité dans tout cela, ce sont les faits, les faits non pas tels qu'ils sont mais tels qu'on les vit. C'est la règle du jeu. La seule avec laquelle il est acceptable de jouer ".