Michel de Certeau untersucht die Nutzung sozialer Repräsentationen und Verhaltensweisen durch Individuen und Gruppen und beschreibt die Taktiken, die dem gewöhnlichen Menschen zur Verfügung stehen, um seine Autonomie von den allgegenwärtigen Kräften des Handels, der Politik und der Kultur zurückzugewinnen. Bei der Erforschung der öffentlichen Bedeutung von geschickt verteidigten privaten Bedeutungen greift de Certeau auf eine immense theoretische Literatur aus analytischer Philosophie, Linguistik, Soziologie, Semiotik und Anthropologie zurück, um von einem angemessenen Einsatz der phantasievollen Literatur zu sprechen.
The culmination of de Certeau's lifelong engagement with the human sciences, this volume is both an analysis of Christian mysticism during the sixteenth and seventeenth centuries and an application of this influential scholar's transdisciplinary historiography.
From the seventeenth-century attempts to formulate a history of man to Freud's
Moses and Monotheism, de Certeau examines the West's changing conceptions of
the role and nature of history.
Historien du domaine religieux, membre de l'École freudienne de Paris, Michel de Certeau a porté un regard incisif sur l'entrecroisement des méthodes qui déterminent les manières d'écrire l'histoire.
Ve své dnes již klasické práci Psaní dějin se Michel de Certeau zabývá vztahem mezi dějinami a psaním. Upozorňuje, že již pojem historiografie, tedy česky dějepis, je vnitřně protikladný, protože spojuje skutečnost a její vylíčení. Západní historiografie se již více než čtyři sta let vyznačuje ostrým předělem mezi minulostí a současností. Minulost se stala tématem, které se vymezí, uspořádá a protřídí z pohledu dneška, takže dějepisec vlastně píše dějiny v obou smyslech slova. Michel de Certeau ve svém originálním textu odmítajícím chronologický postup charakterizuje, jaké kroky k tomu vedou - vytvoření předmětu popisu, domněle lineární časové uspořádání, umělé dělení na jednotlivé epochy a zrežírování příběhu.
Dans L'invention du quotidien, I : Arts de faire, Michel de Certeau a étudié les ruses subtiles, les tactiques de résistances qui définissent l'art de vivre dans la société de consommation. Avec ce deuxième tome, Habiter, cuisiner, Luce Giard et Pierre Mayol développent une socio-histoire des arts de faire, à partir de «micro-histoires» qui passent de la sphère privée (faire-la-cuisine, arts de nourrir) à la sphère publique (la pratique du quartier, ici un espace ouvrier, la Croix-Rousse, à Lyon), et l'espace propre de l'habitat. De longs entretiens avec des interlocuteurs, qui sont essentiellement des femmes, permettent de suivre dans la réalité des trajectoires individuelles, à travers un montage serré d'habitudes, de contraintes et de ruses inventives nées de la circonstance.Ensemble, les deux tomes ouvrent le champ d'une «science pratique du sujet» qui s'émerveille, avec autant de respect que de tendresse, de l'inventivité des gens ordinaires, dont les manières de faire font des espaces public et privé un «lieu de vie possible». -- Site de l'éditeur
Voici les chemins pluriels qu'emprunte la culture commune pour échapper à ses maîtres, rêver de bonheur, affronter la violence, habiter les formes sociales du savoir ..
Retrace les événements qui virent, à partir de 1632, la ville de Loudun, dans la Vienne, ravagée par la peste puis par la possession : les membres de la communauté des Ursulines, claquemurées pour se protéger, commencent à voir, dans la nuit du 21 septembre, un fantôme qui prend peu à peu la forme du curé Urbain Grandier. Celui-ci finira sur un bûcher le 18 août 1634
Comment naît une langue nationale ? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit : la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire ? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité ? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique : le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison ?Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.
XVIᵉ-XVIIᵉ siècle - Édition établie et présentée par Luce Giard
400 Seiten
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La Fable mystique a paru en 1982. L'auteur travaillait à un second volume quand il est mort en 1986. Pour faire aboutir le projet de Michel de Certeau, Luce Ciard (à qui il a confié l'édition de son oeuvre) a associé un long chapitre en partie inédit à des articles déjà parus. Le livre comme l'auteur sont devenus des classiques. Ils ont rendu visible un océan d'écrits où s'est cherchée, aux XVIe et XVIIe siècles, une "science expérimentale de la mystique". Ces récits d'expériences individuelles, où se mêlent l'émotion, le rêve, l'extase, l'amour, la souffrance, voulaient expliquer ce qui était survenu et découper, dans la vie commune de la foi, une manière de dire qui soit entendue par l'institution religieuse. Michel de Certeau explore cette "figure historique" de la mystique, ses conditions d'apparition, son essor et son échec final, faute d'avoir pu définir son objet. Ce volume présente le " contenu même" de la science cherchée, de Nicolas de Cires à Pascal, à travers Jean de la Croix, Jean-Joseph Surin ou Angelus Silesius. L'inspiration poétique, les récits (le visions ou de passions, le trouble de la folie, le concert des voix angéliques, la lecture des spirituels et celle des Ecritures, la subtilité rhétorique des arguments sont tour à tour analysés et mis en perspective avec précision, respect, délicatesse et grâce à une érudition sans faille.