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Envoyée en longues vacances chez son oncle, patron de pêcheries et self-made-man levantin installé au Cameroun, Esther, adolescente israélienne indocile, découvre la très étrangère vie des Blancs en Afrique. À travers sa relecture de photos de famille, elle déchiffre le passé de ces juifs d’Égypte, cosmopolites et polyglottes, façonnés par le colonialisme du Levant. Sous son regard libre, féroce et amusé, s’anime un monde hétéroclite et décadent, un monde qui a tourné le dos au sionisme et fait le choix d’un néocolonialisme bricolé et bancal. Où l’on découvre une famille qui s’ébat avec aisance dans sa villa avec piscine et fréquente la communauté française locale. Mais aussi la vie parallèle, si loin si proche, des Noirs qui gravitent autour, entre intimité ignorée et distance affirmée. À la fois chronique et coup de semonce, mêlant vitriol et nostalgie, reconstitue une histoire qui n’a pas fini de redistribuer les rôles de maîtres et d’esclaves. Montage, collage, enquête, chanson faussement douce, c’est une lecture aussi envoûtante qu’insaisissable.
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Was die Bilder nicht erzählen, Ronit Matalon
- Sprache
- Erscheinungsdatum
- 1998
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- (Hardcover)
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- Titel
- Was die Bilder nicht erzählen
- Sprache
- Deutsch
- Autor*innen
- Ronit Matalon
- Verlag
- Rowohlt
- Erscheinungsdatum
- 1998
- Einband
- Hardcover
- Seitenzahl
- 381
- ISBN10
- 3498043862
- ISBN13
- 9783498043865
- Reihe
- Schlagwörter
- Belletristik, Jüdische Literatur, Israel
- Beschreibung
- Envoyée en longues vacances chez son oncle, patron de pêcheries et self-made-man levantin installé au Cameroun, Esther, adolescente israélienne indocile, découvre la très étrangère vie des Blancs en Afrique. À travers sa relecture de photos de famille, elle déchiffre le passé de ces juifs d’Égypte, cosmopolites et polyglottes, façonnés par le colonialisme du Levant. Sous son regard libre, féroce et amusé, s’anime un monde hétéroclite et décadent, un monde qui a tourné le dos au sionisme et fait le choix d’un néocolonialisme bricolé et bancal. Où l’on découvre une famille qui s’ébat avec aisance dans sa villa avec piscine et fréquente la communauté française locale. Mais aussi la vie parallèle, si loin si proche, des Noirs qui gravitent autour, entre intimité ignorée et distance affirmée. À la fois chronique et coup de semonce, mêlant vitriol et nostalgie, reconstitue une histoire qui n’a pas fini de redistribuer les rôles de maîtres et d’esclaves. Montage, collage, enquête, chanson faussement douce, c’est une lecture aussi envoûtante qu’insaisissable.


