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Je te salue Virgile

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«Col tanfo di caseificio, col / chiasso degli zoccoli / io sono, ingiustificatamente, / la polvere delle ossa dei miei / indebitati vicini...» Composé vers 1960 et publié en 1981, l'œuvre représente l’aboutissement de deux tendances stylistiques apparemment contradictoires. Réflexion théorique et concrétisation corporelle, théologie négative et obsession matérielle, projection symbolique et décor régionaliste convergent dans la rédaction d’un artefact noir et oraculaire. Bien que le texte porte les traces de séjours à l’étranger, son véritable cœur réside dans le sentiment déchirant d’attraction et de haine envers sa propre terre. Osti, curés, maires, et figures d’autorité composent le tableau d’un enfer bucolique fait de sang et de souffrance. On le voit dans le Canto halluciné du fils du boucher, où la violence se mêle à la douleur. Au fond de tant de soubresauts brûle une fureur de profanation, un sens du sacré atroce, culminant dans des images violemment expressionnistes. Dans cet «apostolat de la chair fumée», la souffrance se transforme en allumage lyrique et pathétique, avec des invocations déchirantes. La langue, thème central, correspond à la voix du deuil qui traverse la réalité créaturelle dans toute son horreur, produisant une expérience poétique parmi les plus originales et convulsées du second XXe siècle.

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Je te salue Virgile, Thomas Bernhard

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Erscheinungsdatum
1988
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(Paperback),
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Titel
Je te salue Virgile
Sprache
Französisch
Autor*innen
Thomas Bernhard
Verlag
GALLIMARD
Erscheinungsdatum
1988
Einband
Paperback
Seitenzahl
72
ISBN10
2070713601
ISBN13
9782070713608
Reihe
Schlagwörter
Belletristik, Poesie
Bewertung
4 von 5 Sternen
Beschreibung
«Col tanfo di caseificio, col / chiasso degli zoccoli / io sono, ingiustificatamente, / la polvere delle ossa dei miei / indebitati vicini...» Composé vers 1960 et publié en 1981, l'œuvre représente l’aboutissement de deux tendances stylistiques apparemment contradictoires. Réflexion théorique et concrétisation corporelle, théologie négative et obsession matérielle, projection symbolique et décor régionaliste convergent dans la rédaction d’un artefact noir et oraculaire. Bien que le texte porte les traces de séjours à l’étranger, son véritable cœur réside dans le sentiment déchirant d’attraction et de haine envers sa propre terre. Osti, curés, maires, et figures d’autorité composent le tableau d’un enfer bucolique fait de sang et de souffrance. On le voit dans le Canto halluciné du fils du boucher, où la violence se mêle à la douleur. Au fond de tant de soubresauts brûle une fureur de profanation, un sens du sacré atroce, culminant dans des images violemment expressionnistes. Dans cet «apostolat de la chair fumée», la souffrance se transforme en allumage lyrique et pathétique, avec des invocations déchirantes. La langue, thème central, correspond à la voix du deuil qui traverse la réalité créaturelle dans toute son horreur, produisant une expérience poétique parmi les plus originales et convulsées du second XXe siècle.