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Je me suis beaucoup promené...

Miscellanées

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«Un jeune homme trop vite devenu un homme plus sceptique s'est promené dans l'Europe de ce demi-siècle. Agacé parfois, heureux plus fréquemment, il a vu notre continent changer de visage, des peuples muer comme la chenille du ver à soie, des mours disparaître en très peu de décennies. De son expérience, le promeneur est revenu différent, poursuivi, en incorrigible romancier qu'il est, par des images voilées au temps dévorant : en Italie, une jeune fille, pieds nus, aux lèvres ourlées couleur de brugnon, à la voix chantante, dépose devant lui une assiette de poisson grillé, des tomates rouges et des poivrons verts. En tourbillonnant, sa large jupe dévoile la tendre saignée des genoux. Il aurait donné n'importe quoi pour qu'elle s'appelât Graziella comme dans le roman de Lamartine, et bien que ce fût pas à Ischia, mais à Elba.» Michel Déon.

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Je me suis beaucoup promené..., Michel Déon

Sprache
Erscheinungsdatum
2001,
Buchzustand
Gebraucht - Gut
Preis
€ 3,19

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Titel
Je me suis beaucoup promené...
Untertitel
Miscellanées
Sprache
Französisch
Autor*innen
Michel Déon
Erscheinungsdatum
2001
Seitenzahl
232
ISBN10
2710324210
ISBN13
9782710324218
Reihe
Beschreibung
«Un jeune homme trop vite devenu un homme plus sceptique s'est promené dans l'Europe de ce demi-siècle. Agacé parfois, heureux plus fréquemment, il a vu notre continent changer de visage, des peuples muer comme la chenille du ver à soie, des mours disparaître en très peu de décennies. De son expérience, le promeneur est revenu différent, poursuivi, en incorrigible romancier qu'il est, par des images voilées au temps dévorant : en Italie, une jeune fille, pieds nus, aux lèvres ourlées couleur de brugnon, à la voix chantante, dépose devant lui une assiette de poisson grillé, des tomates rouges et des poivrons verts. En tourbillonnant, sa large jupe dévoile la tendre saignée des genoux. Il aurait donné n'importe quoi pour qu'elle s'appelât Graziella comme dans le roman de Lamartine, et bien que ce fût pas à Ischia, mais à Elba.» Michel Déon.