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"L'année commença par un déjeuner. A midi et demi, le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives : des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux ou trois heures à table, les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant, un homme qui, malgré sa corpulence, avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement, avait revêtu une tenue de circonstance : veste de smoking en velours et nœud papillon. Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne une rhapsodie : c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées. Pendant le déjeuner, ma femme et moi songions à de précédents jours de l'an, passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer Au 1er Janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo. Tout le monde pourtant nous le répétait : c'était absolument normal. Après tout, nous étions en Provence.... ".
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Une année en Provence, Peter Mayle
- Sprache
- Erscheinungsdatum
- 1993
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- (Paperback)
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- Sprache
- Französisch
- Autor*innen
- Peter Mayle
- Verlag
- Nil Editions
- Erscheinungsdatum
- 1993
- Einband
- Paperback
- Seitenzahl
- 244
- ISBN10
- 2841110095
- ISBN13
- 9782841110094
- Reihe
- Provence
- Schlagwörter
- Sachbücher, Karten & Reisen, Wahre Geschichten, Biografien, Reisen, Humor, Autobiografien & Memoiren, Reiseberichte, Frankreich, Essen, Englische Literatur, Lebensstil, Wein, Provence
- Erstveröffentlichung
- 1990
- Originaltitel
- A Year in Provence
- Bewertung
- 4 von 5 Sternen
- Beschreibung
- "L'année commença par un déjeuner. A midi et demi, le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives : des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux ou trois heures à table, les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant, un homme qui, malgré sa corpulence, avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement, avait revêtu une tenue de circonstance : veste de smoking en velours et nœud papillon. Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne une rhapsodie : c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées. Pendant le déjeuner, ma femme et moi songions à de précédents jours de l'an, passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer Au 1er Janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo. Tout le monde pourtant nous le répétait : c'était absolument normal. Après tout, nous étions en Provence.... ".








