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« Danton venait de se lever ; il avait vivement reculé sa chaise. – Écoutez, cria-t-il. Il n'y a qu'une urgence, la République en danger. Je ne connais qu'une chose, délivrer la France de l'ennemi. Pour cela tous les moyens sont bons. Tous! tous! tous! Quand j'ai affaire à tous les périls, j'ai recours à toutes les ressources, et quand je crains tout, je brave tout. Ma pensée est une lionne. Pas de demi-mesures. Pas de pruderie en révolution. Némésis n'est pas une bégueule. Soyons épouvantables et utiles. Est-ce que l'éléphant regarde où il met sa patte? Écrasons l'ennemi. Robespierre répondit avec douceur : – Je veux bien. – Et il ajouta : – La question est de savoir où est l'ennemi. – Il est dehors, et je l'ai chassé, dit Danton. – Il est dedans, et je le surveille, dit Robespierre. »
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Quatrevingt-treize, Victor Hugo
- Sprache
- Erscheinungsdatum
- 2001
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- (Paperback)
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- Titel
- Quatrevingt-treize
- Sprache
- Französisch
- Autor*innen
- Victor Hugo
- Verlag
- GF Flammarion
- Erscheinungsdatum
- 2001
- Einband
- Paperback
- Seitenzahl
- 384
- ISBN10
- 2080700596
- ISBN13
- 9782080700599
- Reihe
- Schlagwörter
- Belletristik, Historische Romane, Klassiker, Frankreich, Gesellschaft, 19. Jahrhundert, Französische Literatur, 18. Jahrhundert, Bürgerkrieg, Vorstellungskraft, Revolution, Französische Revolution (1789-1799), Klassizismus
- Erstveröffentlichung
- 1874
- Originaltitel
- Quatrevingt-treize
- Bewertung
- 3,95 von 5 Sternen
- Beschreibung
- « Danton venait de se lever ; il avait vivement reculé sa chaise. – Écoutez, cria-t-il. Il n'y a qu'une urgence, la République en danger. Je ne connais qu'une chose, délivrer la France de l'ennemi. Pour cela tous les moyens sont bons. Tous! tous! tous! Quand j'ai affaire à tous les périls, j'ai recours à toutes les ressources, et quand je crains tout, je brave tout. Ma pensée est une lionne. Pas de demi-mesures. Pas de pruderie en révolution. Némésis n'est pas une bégueule. Soyons épouvantables et utiles. Est-ce que l'éléphant regarde où il met sa patte? Écrasons l'ennemi. Robespierre répondit avec douceur : – Je veux bien. – Et il ajouta : – La question est de savoir où est l'ennemi. – Il est dehors, et je l'ai chassé, dit Danton. – Il est dedans, et je le surveille, dit Robespierre. »















